Combien de séries pour les pectoraux ? 10–20 par semaine, d’après 157 études
4 studies · Sports Med meta-analysis 2026
7 min de lecture

La réponse “dose-réponse” : plus de séries = plus de résultats… jusqu’à un certain point
Plus tu fais de séries pour les pecs, plus tu gagnes en force et en volume. Ça, c’est simple.
Sauf que ce n’est pas une ligne droite. Une méta-analyse de 2026 — qui a regroupé 157 ECR (études où les participants sont répartis au hasard entre plusieurs groupes, puis comparés) — montre bien une relation dose-réponse pour la force au développé, mais aussi un truc très clair : à partir d’un certain volume, les progrès plafonnent (Lyristakis et al., 2026). Si tu continues à empiler des séries au-delà, tu rajoutes surtout de la fatigue… pas du muscle.
Du coup, la vraie question, ce n’est pas juste « combien de séries ? ». C’est plutôt : « mon plafond à moi, il est où ? ». On va voir ça ensemble.
Plus de séries = plus de pecs… mais ça finit par plafonner. Au-delà d’un certain volume, tu ajoutes surtout de la fatigue, pas du muscle.
— Lyristakis et al. (2026). The Influence of Individual Resistance Training Variables on Muscle Strength. Sports Med.
Combien de séries pecs par semaine ? La bonne fourchette, c’est 10–20
Pour la plupart des gens qui s’entraînent pour la force et l’hypertrophie, 10–20 séries dures pour les pectoraux par semaine, c’est la zone la plus productive repérée dans les études (Lyristakis et al., 2026).
En dessous de 10 séries, tu laisses des gains sur la table. Au-dessus de 20, tu rentres à fond dans les rendements décroissants — et tu risques surtout d’accumuler plus vite du stress sur les épaules et les coudes que du muscle.
Pour te situer concrètement :
- Débutant (moins de 6 mois) : 10–12 séries/semaine. Ton système nerveux apprend encore le mouvement — ce n’est pas le volume qui te limite pour l’instant.
- Intermédiaire (6 mois–2 ans) : 12–16 séries/semaine. Tu es assez fort pour que la tension mécanique — l’étirement + la charge que le muscle encaisse — devienne le moteur principal.
- Avancé (2+ ans) : 16–20 séries/semaine en phase de prise de muscle. Il te faut plus de boulot total pour garder un stimulus “nouveau”.
Si tu veux comparer ton volume actuel pecs avec les repères pour tous les muscles, va voir how many sets per muscle group per week.
Combien de séries par séance ? 3–5 séries effectives, c’est le bon spot
Le volume hebdo compte, mais la façon dont tu le répartis sur la semaine compte aussi.
Pour la plupart des gens, 3–5 séries dures pecs par séance, c’est un plafond pratique. Simão et al. (2022) ont fait faire à 33 hommes entraînés 3 séries de chest press à 75 % de leur 1RM (1RM = la charge la plus lourde que tu peux soulever 1 fois), 3 fois par semaine. Après 8 semaines, les deux groupes — peu importe la durée de repos — ont pris une vraie progression en force, autour de 6–7 %.
Ça fait 9 séries effectives par semaine, réparties sur 3 séances. Suffisant pour avancer sans cramer ni le muscle ni les articulations.
À retenir : répartir ton volume sur 2–3 séances marche mieux que tout caser sur une seule journée. Fais pecs lundi/mercredi/vendredi avec 3–5 séries à chaque fois, plutôt que 15 séries le lundi et plus rien jusqu’à la semaine suivante.
3 séries de chest press, 3 fois par semaine, ont donné +6–7 % de force en 8 semaines.
— Simão et al. (2022). Acute and Long-Term Comparison of Fixed vs. Self-Selected Rest Interval Between Sets. J Strength Cond Res.
La charge compte plus que le nombre de séries ?
Oui — mais les deux vont ensemble. Des séries sans une charge assez lourde, c’est juste du cardio pour tes pecs.
Cavalcante et al. (2023) ont suivi 101 femmes âgées sur 12 semaines de chest press (3 séries, 3 jours/semaine) avec 2 niveaux de charge : 8–12RM et 10–15RM. Celles qui s’entraînaient plus lourd (8–12RM) ont gagné 23.2 % de force au chest press, contre 10.7 % dans le groupe plus léger (P < 0.01).
Même nombre de séries. Résultat très différent. L’intensité — à quel point c’est lourd par rapport à ton max — change tout pour la force.
Pour l’hypertrophie (prendre du volume), la fourchette de reps compte moins, tant que tu fais tes séries près de l’échec — c’est-à-dire que tu t’arrêtes à 1–3 reps du moment où tu ne pourrais vraiment plus en faire une de plus. Mais si ton objectif, c’est la force pure, charger plus lourd (6–10 reps par série) gagne.
Pour le détail complet sur les reps, va voir how many reps for muscle growth.
Tu peux construire tes pecs avec moins de séries si tu charges assez lourd ?
Ça, c’est vraiment surprenant.
Mattocks et al. (2017) ont pris 38 personnes non entraînées et les ont séparées en 2 groupes. Un groupe faisait 4 séries de chest press jusqu’à l’échec (en gros 8–12 reps) à chaque séance — du vrai entraînement hypertrophie. L’autre groupe faisait juste le test de force 1RM à chaque visite : pas de volume en plus, juste 1 tentative aussi lourde que possible.
Après 8 semaines, les gains de force du haut du corps étaient quasiment identiques entre les groupes (différence : −1.1 kg, 95% CI [−4.8, 2.6] kg — pas significatif). Le groupe “gros volume” a pris plus de muscle — logique — mais la force a monté presque pareil.
Qu’est-ce que ça te dit ? Chez un débutant, la réponse nerveuse — ton cerveau qui apprend à recruter mieux tes fibres — est tellement puissante au début que même un tout petit peu de pratique à haute intensité fait grimper la force. Les séries deviennent plus importantes une fois que tu as déjà bien progressé. Si tu débutes, 2–3 séries lourdes pecs par séance, c’est déjà largement suffisant.
Si tu mets les pieds en salle pour la première fois, going to the gym for the first time te donne le cadre complet pour démarrer.
Chez des débutants, les gains de force du haut du corps étaient les mêmes avec 4 séries complètes… ou juste 1 tentative max par séance.
— Mattocks et al. (2017). Practicing the Test Produces Strength Equivalent to Higher Volume Training. Med Sci Sports Exerc.
Charge constante vs pyramide : est-ce que la structure des séries change le total ?
Ribeiro et al. (2018) ont comparé 2 façons classiques de faire 3 séries de chest press chez des femmes âgées :
- Charge constante — même poids sur les 3 séries, 8–12 reps à chaque fois
- Pyramide — tu commences plus léger et tu ajoutes du poids à chaque série : 12 reps / 10 reps / 8 reps
Après 8 semaines, la force au chest press a augmenté dans les 2 groupes — CT (constant) : pré 122.8 kg → post 128.9 kg (ES = 0.28) ; Pyramide : pré 120.5 kg → post 125.8 kg (ES = 0.24). Aucune différence vraiment importante entre les deux structures.
Au final : la façon dont tu organises tes 3–5 séries compte moins que le fait de les faire, semaine après semaine, en progressant. Choisis la version qui te permet de devenir plus fort d’une séance à l’autre. Ça, c’est la surcharge progressive — ajouter un peu de poids ou gratter 1 rep de plus avec le temps — et c’est le seul facteur qui garantit des progrès sur le long terme. Pour l’appliquer concrètement, va voir progressive overload training.
Comment programmer tes séries pecs, en pratique
Aujourd’hui, on va faire simple : voilà un cadre clair basé sur les études.
Si tu entraînes les pecs 2× par semaine :
- 5–8 séries par séance → 10–16 séries/semaine au total
- Répartis ça entre un développé à plat, un développé incliné, et 1 exercice d’isolation (comme des écartés à la poulie ou aux haltères)
Si tu entraînes les pecs 3× par semaine :
- 4–5 séries par séance → 12–15 séries/semaine au total
- Fais tourner les mouvements : bench press lourd un jour, haltères la séance suivante, puis poulies ou machine la dernière
Repos entre les séries : Simão et al. (2022) montrent que 75 sec de repos fixe et un repos “au feeling” donnent des gains de force similaires sur 8 semaines — mais le groupe “au feeling” faisait plus de reps au total par séance. Si ton objectif, c’est l’hypertrophie, attendre d’être prêt (souvent 2–3 minutes sur les mouvements polyarticulaires pour les pecs) marche mieux que de fixer ton regard sur un chrono. Pour aller plus loin, va voir how long should you rest between sets.
Check intensité : chaque série doit finir à 1–3 reps de l’échec. Si tu termines ta dernière rep de la série 3 en te disant que tu en avais 6 de plus, la charge est trop légère.
Comment Planfit applique ça
Planfit programme ton travail pecs selon ton niveau et ton objectif : choix des exercices, recommandation de ta charge de travail et de ta fourchette de reps, et suivi de ton volume hebdo par groupe musculaire. Quand tu as atteint la dose productive de la semaine, tu le vois noir sur blanc. Et quand ta charge actuelle ne te challenge plus, l’app te pousse à monter. C’est exactement le principe dose-réponse de la méta-analyse (157 études), appliqué automatiquement à chaque séance.
Références
- Lyristakis PM et al. (2026). The Influence of Individual Resistance Training Variables on Muscle Strength: A Systematic Review and Meta-analysis.. Sports Med. 10.1007/s40279-026-02432-5
- Simão R et al. (2022). Acute and Long-Term Comparison of Fixed vs. Self-Selected Rest Interval Between Sets on Upper-Body Strength.. J Strength Cond Res. 10.1519/JSC.0000000000003606
- Cavalcante EF et al. (2023). Resistance Training for Older Women: Do Adaptive Responses Support the ACSM and NSCA Position Stands?. Med Sci Sports Exerc. 10.1249/MSS.0000000000003179
- Mattocks KT et al. (2017). Practicing the Test Produces Strength Equivalent to Higher Volume Training.. Med Sci Sports Exerc. 10.1249/MSS.0000000000001300
- Ribeiro AS et al. (2018). Effects of Different Resistance Training Systems on Muscular Strength and Hypertrophy in Resistance-Trained Older Women.. J Strength Cond Res. 10.1519/JSC.0000000000002326