Technique de squat : 5 erreurs à éviter (selon une revue de 2024)
4 studies · 2024 scoping review + AJSM
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La plupart des blessures au squat viennent toujours des mêmes erreurs
Squat + soulevé de terre, à eux deux, représentent 76 % des blessures à la colonne liées à la muscu vues aux urgences — et, dans 64 % des cas, c’est une simple élongation/contracture dans le bas du dos (Carnovale et al., 2026). Ça ne veut pas dire « évite le squat ». Ça veut dire : bosse ta technique avant de charger la barre.
La bonne nouvelle, c’est que les erreurs qui mènent à ces blessures sont ultra prévisibles. Corrige les 5 points ci-dessous et tu enlèves la majorité du risque, sans perdre les bénéfices.
Si tu débutes complètement, going to the gym for the first time te donne d’abord la vue d’ensemble — et tu reviens ici ensuite pour le focus squat.
Erreur #1 : les genoux qui rentrent vers l’intérieur en remontant
Les genoux qui rentrent — quand ils se rapprochent l’un de l’autre au moment où tu sors du bas du mouvement — c’est l’erreur la plus fréquente au squat. Et c’est aussi celle qu’on associe le plus souvent aux douleurs/blessures au genou. Le terme technique, c’est valgus du genou (les genoux qui « s’effondrent » vers l’intérieur). Mais retiens juste ça : si tes genoux partent vers l’intérieur, il y a un souci.
Des recherches sur des personnes qui reprennent le sport après une reconstruction du LCA — un ligament à l’intérieur du genou — montrent un lien direct entre le comportement de tes genoux au squat et celui de tes genoux à la réception d’un saut (Peebles et al., 2021). Autrement dit : une mauvaise mécanique au squat entraîne une mauvaise mécanique à l’atterrissage. Le squat ne fait pas que charger tes jambes ; il « programme » des schémas de mouvement que ton corps réutilise partout.
La correction : quand tu remontes, pousse activement tes genoux vers l’extérieur, au-dessus de tes petits orteils. Pense « écarte le sol » avec tes pieds — tu ne bouges pas tes pieds, tu crées juste une force de rotation vers l’extérieur. Tes genoux doivent suivre la ligne de tes 2e et 3e orteils sur toute la répétition.
Si ça rentre fort, ajoute un peu de travail léger d’abduction de hanche (clamshells avec élastique, élévations sur le côté) avant tes séries de squat. Des fessiers faibles, c’est presque toujours la cause numéro 1.
Une mauvaise mécanique au squat entraîne une mauvaise mécanique à l’atterrissage — les données sont très claires là-dessus.
— Peebles et al. (2021). Bilateral Squatting Mechanics Are Associated With Landing Mechanics in ACLR Patients. Am J Sports Med.
Erreur #2 : ne pas descendre assez bas — ou descendre trop bas avant d’être prêt
La profondeur, c’est LE sujet qui fait débat au squat. Alors voilà ce que disent vraiment les données.
Une revue exploratoire de 2024 — une étude qui rassemble ce que dit la recherche existante dans plusieurs bases de données — a regardé précisément si les squats profonds (sous la parallèle, quand le pli de hanche passe sous le genou) abîment l’articulation du genou (Rojas-Jaramillo et al., 2024). Conclusion : chez des personnes déjà entraînées en musculation, le squat profond n’augmente pas le risque d’arthrose du genou ni de dégâts structurels. L’idée que « le squat profond détruit les genoux » n’est pas soutenue par les preuves disponibles.
Cela dit, « squat profond » ne veut pas dire « s’écraser le plus bas possible en arrondissant le bas du dos ». La cible safe pour la plupart des gens, c’est pli de hanche au niveau du genou, ou juste en dessous. Descendre plus bas, c’est OK si ta mobilité te le permet proprement — donc sans butt wink (quand le bassin bascule en bas et que le bas du dos s’arrondit).
La correction : si tu n’atteins pas la parallèle sans arrondir le bas du dos, le problème vient souvent de ta mobilité de cheville ou de hanche, pas de tes « proportions ». Bosse la dorsiflexion de cheville — ta capacité à avancer le genou au-dessus des orteils — et la souplesse des fléchisseurs de hanche avant de vouloir gagner de la profondeur sous charge. Surélever légèrement les talons avec de petites plaques ou une cale, c’est une solution tout à fait valable à court terme pendant que tu construis cette mobilité.
Les squats profonds n’abîment pas des genoux en bonne santé — une revue exploratoire de 2024 n’a trouvé aucun risque accru d’arthrose chez des personnes entraînées.
— Rojas-Jaramillo et al. (2024). Impact of the deep squat on articular knee joint structures. Front Sports Act Living.
Erreur #3 : laisser la poitrine tomber vers l’avant
Quand ton buste part trop vers l’avant au squat, la charge quitte tes jambes… et se retrouve sur ton bas du dos. Ta colonne devient un levier : plus tu penches, plus elle encaisse des forces de cisaillement. Les forces de cisaillement sur les lombaires, c’est une contrainte « de côté » sur les vertèbres du bas du dos — exactement le genre de stress qui finit en contractures, élongations, voire soucis de disques dans les stats de blessures.
Nairn et al. (2017) l’ont montré clairement : squatter avec un dispositif d’instabilité placé en haut entraînait moins de flexion du tronc (donc moins de buste qui plonge) et une baisse de 1,5 fois de l’activation des érecteurs du rachis — les muscles qui longent ta colonne. Moins d’activation des érecteurs dans ce contexte, ça voulait surtout dire : tronc plus droit, mieux contrôlé.
Le message, ce n’est pas « fais de l’instable ». C’est que la position de ton tronc décide directement comment la charge se répartit entre tes jambes et ta colonne. Plus tu restes droit, plus tu fais bosser les quads, et moins tu martyrises le bas du dos.
La correction : avant de sortir la barre du rack, prends une grosse inspiration dans le ventre, gaine comme si tu allais prendre un coup, et garde la poitrine haute pendant toute la descente. Ton regard : légèrement vers le bas et devant — pas au plafond, pas au sol. Si ton buste s’écrase vers l’avant à chaque fois, soit la barre est trop lourde, soit ta mobilité du haut du dos mérite un peu de boulot.
Erreur #4 : ajouter de la charge avant que le mouvement soit stable
C’est l’erreur qui transforme toutes les autres en blessures. Tous les débutants veulent mettre plus lourd — normal. Sauf que charger un mouvement instable, ça ne fait qu’ancrer le mauvais schéma… et faire grimper le risque.
Sabido et al. (2018) ont étudié le squat sur flywheel (une méthode de résistance spécifique) et ont vu que les athlètes avaient besoin d’au moins 3 séances complètes avant que la puissance produite et la qualité du mouvement se stabilisent assez pour être mesurées de façon fiable. Et on parle de joueurs de handball de haut niveau, pas de débutants. Si des athlètes entraînés ont besoin de 3 séances pour « caler » une variante, toi, en débutant, il t’en faut clairement plus.
La correction : passe tes 2–4 premières semaines sur du squat au poids du corps, du goblet squat, ou des versions très légères. Le goblet squat — haltère ou kettlebell tenue contre la poitrine — est parfait pour apprendre la technique. La charge devant t’aide naturellement à rester plus droit et à trouver une bonne profondeur. goblet squat benefits t’explique exactement pourquoi ça marche aussi bien comme exercice « école ».
Tu ajoutes vraiment de la charge à la barre seulement quand tu peux atteindre la parallèle, garder les genoux bien dans l’axe, rester gainé avec un tronc stable, et le refaire proprement sur 2–3 séries. Ça, c’est ton test de readiness.
Des athlètes entraînés ont besoin d’au moins 3 séances pour stabiliser un nouveau schéma de squat — les débutants, nettement plus.
— Sabido et al. (2018). Influence of Different Inertial Loads During the Flywheel Squat Exercise. Int J Sports Physiol Perform.
Erreur #5 : zapper la série d’échauffement
Arriver au rack et attaquer direct ta charge de travail dès la 1re série, c’est une erreur que beaucoup font sans s’en rendre compte. Tes articulations, tes tissus (tendons, etc.) et ton système nerveux ont besoin de quelques répétitions plus légères avant d’être prêts à produire de la force efficacement et en sécurité.
Et non, ce n’est pas juste « réveiller les muscles » au feeling. C’est concret : ta charge de travail ne devrait jamais être la première charge que ton corps rencontre de la séance. 2 à 3 séries d’échauffement qui montent progressivement avant ta 1re série effective, c’est la base — parce que ça te permet aussi de vérifier ta technique avant que ça compte.
Pour le squat : commence avec la barre à vide (ou juste au poids du corps si tu débutes) sur 10–12 répétitions, en te concentrant uniquement sur la profondeur, l’axe des genoux et la position du tronc. Ensuite, fais 50 % de ta charge de travail pour 5–6 répétitions. Puis 75–80 % pour 3 répétitions. Là, tu es prêt.
Pour un vrai plan d’échauffement avant n’importe quelle séance de muscu, how to warm up before lifting te détaille ce qui marche, preuves à l’appui.
Et si tu as déjà mal aux genoux au squat, squat knee pain t’explique ce qui cause vraiment ça — spoiler : c’est presque toujours un souci de technique, pas le squat en lui-même.
L’ordre des priorités : mouvement, puis profondeur, puis charge
Si tu reprends ton squat à zéro, voilà la séquence qui marche :
1. D’abord, verrouille le mouvement. Répète le geste avec un goblet squat avant de charger une barre — la charge devant t’oblige à rester plus droit, donc beaucoup d’erreurs se corrigent toutes seules. Genoux vers l’extérieur, poitrine haute, gainage solide. Fais ça au poids du corps ou en goblet jusqu’à ce que ce soit automatique.
2. Ensuite, « gagne » ta profondeur. Descends seulement aussi bas que ta mobilité te le permet sans arrondir le bas du dos. En parallèle, bosse la mobilité de cheville et de hanche. Les données sont claires : le squat profond est safe — mais seulement si ta mobilité te permet d’y aller proprement (Rojas-Jaramillo et al., 2024).
3. Puis, ajoute la charge progressivement. Quand le mouvement est stable et la profondeur régulière, tu charges la barre. Monte par petits paliers — 2.5–5 kg par côté — et seulement quand la charge actuelle reste contrôlée sur toutes tes séries. Et pour savoir combien de séries faire une fois que tu y es, how many sets of squats should i do te donne le plan.
Le squat, c’est un des mouvements les plus rentables que tu puisses faire. Tu construis force et masse sur les quads, les fessiers et les ischios en même temps, ça se transfère à quasiment tous les gestes sportifs, et quand c’est bien fait, la recherche montre que ça n’abîme pas tes articulations. L’investissement technique au début, tu le récupères pendant des années.
Une fois que ton mouvement tient sous charge, passe au barbell squat et n’ajoute du poids que les semaines où chaque rep ressemble à la précédente.
Comment Planfit applique ça
Planfit organise tes séances de squat selon ton niveau — en choisissant la bonne variante, en te recommandant ta charge de travail et ta fourchette de répétitions, et en te proposant des séries d’échauffement avant d’attaquer lourd. Au fil des séances, quand ta technique se stabilise, l’app suit ta progression et augmente la charge petit à petit. Tu obtiens le stimulus dont tu as besoin sans brûler les étapes par rapport à ta technique.
Références
- Carnovale IM et al. (2026). Spinal and Paraspinal Injuries from Weightlifting in Minors.. World Neurosurg. 10.1016/j.wneu.2026.124961
- Rojas-Jaramillo A et al. (2024). Impact of the deep squat on articular knee joint structures, friend or enemy? A scoping review.. Front Sports Act Living. 10.3389/fspor.2024.1477796
- Peebles AT et al. (2021). Bilateral Squatting Mechanics Are Associated With Landing Mechanics in Anterior Cruciate Ligament Reconstruction Patients.. Am J Sports Med. 10.1177/03635465211023761
- Nairn BC et al. (2017). Motion and Muscle Activity Are Affected by Instability Location During a Squat Exercise.. J Strength Cond Res. 10.1519/JSC.0000000000001745
- Sabido R et al. (2018). Influence of Different Inertial Loads on Basic Training Variables During the Flywheel Squat Exercise.. Int J Sports Physiol Perform. 10.1123/ijspp.2017-0282